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Après le froid et la rigueur de la région de Potosi, Sucre fait figure de Côte d'azur, enfin presque …
Ca fait du bien de redescendre.2 700 m cela redevient respirable, le climat est plus doux, on oublie la doudoune et les gants.

D'abord Sucre, la douce.

Ses grands murs blancs, sa douceur de vivre, cette ville porte bien son nom.

L'architecture y est jolie, très coloniale avec une touche bolivienne. On parle ici du baroque hispano-bolivien.
Les églises sont sur-décorées, les couleurs sont inattendues pour le lieu : bleu turquoise, rose bonbon, la Vierge Marie y est magnifiée, dorée, argentée, comme une reine espagnole.

Sucre est aussi une ville universitaire, berceau de l'indépendance du pays. Ah, si les étudiants n'étaient pas là pour la ramener !

Un doigt de culture en plus : peinture, musique, danse…
Il y a même des marchands de bons chocolats…
Que demander de plus ?

Sucre la tranquille

Retour dans les années 60

Marché de Sucre

Dans une cimenterie proche la ville se trouve un site étonnant style jurassique parc.
Il s'agit d'une immense paroi verticale de deux kilomètres de long et de quatre-vingt
mètres de haut, recouverte de traces de pattes de dinosaures.
Autoroute à 2 voies pour dinosaures

Il y a 60 millions d'années vivaient là des colonies de différentes espèces au bord d'un grand lac.
La dérive des continents, le choc des plaques, tout en donnant naissance à la cordillère des Andes, remontaient à l'horizontale le fond de ce lac.

On se sent tout petit, tout à coup !

60 millions d'années les séparent

Tout autour de la ville, sur les collines, on voit de magnifiques villas. Il faut bien que l'argent des mines de Potosi serve à quelques-uns uns, à moins que ce soit l'argent de la coca (plus on descend, plus on s'approche des régions de production).

Après cette halte bien agréable, nous sommes repartis vers Cochabamba. Cette ville est plus grande, plus sale, moins belle mais plus animée.
Les rues s'animent le soir, les pubs se remplissent. Ce n'est pas une ville où l'on dort beaucoup.
Dommage pour nous.

Nous nous sommes inscrits à des cours de cuisine. Les saltenas et autres empenadas n'ont plus de secrets pour nous.

Ici, comme partout, vivent une flopée d'enfants des rues qui assurent seuls leur existence.
Nous avons rencontré Juan qui, à 11 ans était seul ici, ses parents vivaient à Sucre (16 heures de bus), il cirait des chaussures.
Marc était dans un bistrot avec l'ordinateur à classer des photos de Sucre, le petit garçon a reconnu sa ville, des visages d'autres enfants cireurs de chaussures. Cette après midi là : vacances pour Juan, cinéma non-stop…
"Sucre mas, por favor*" demanda t-il d'abord 3 ou 4 fois pour lui.

Puis " Sucre mas por favor" pour un copain, puis pour un autre…

Sandrine

* "encore Sucre s'il-vous-plait"

Couleurs

Foeutus de lamas séchés portes bonheur (paraît-il), le fleuron du marché de Cochabamba

Bonne aventure

Les copains de Juan, à Sucre

Vers les mines de Potosi
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Vers le lac Titicaca

Photo : Lorenzo Dujimonte alias Laurent Dugimont
"Sous le Christ de Cochabamba"

 

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