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- Mali : Hombori
Bagdad
Café

A part Lucky Luke, je ne vois pas qui ont pourrait rencontrer !

Bagdad café, comme dans le film…avec quelques maisons de plus.

Voilà le décor : la route principale du Mali (Bamako /Gao) où il ne passe que 2 à 3 véhicules par jour, un désert de cailloux, des aiguilles rocheuses qui sortent du sol façon " grand cayon ", des chèvres, des arbustes à épines, des réservoirs à eau. Rien d'autre…Ah si, des chameaux !

Quelques grimpeurs amoureux du coin, viennent et reviennent se mesurer aux parois très difficiles.

Il n'y a pas grand chose ici et pourtant on y est bien et c'est un endroit où l'on a envie de revenir.

Venir n'est pas facile, le bus a mis 8 heures à se remplir (toujours le fameux carrefour de Sévaré), repartir est encore plus difficile … Il nous a fallu attendre le bus 2 jours au bord de la route de 6 heures du mat jusqu'au soir, ça fait long, mais après 2 mois passés en Afrique on devient philosophe !


Si ça ce trouve, il y a même pas un Mac Do d'ouvert !

35° à l'ombre

Jardin d'enfants

- Mali : Gao
Gao :
ville fantôme ?

Plus on monte vers le Nord du Mali plus c'est roots !
Et pour finir, après Gao plus rien ; enfin si : le désert !

Déjà Gao, la plus grande ville du Nord, a quelque chose de fantomatique.
Les rues, très larges ne sont pas goudronnées sauf celle du centre. Le sable y vole en tourbillonnant. L'électricité n'arrive que chez ceux qui ont de quoi payer le poteau de distribution, c'est à dire pas grand monde …Signalons au passage que les poteaux ont été financés par une ONG mais le responsable de l'EDF locale les revend aux usagers. Ce n'est qu'une magouille de plus parmi toutes celles qui sont pratiquées en Afrique.

Les gens sont pauvres, la situation économique est désastreuse. Les quelques touristes sont attendus au tournant. Un tas de guides en tous genres nous sautent dessus pour nous proposer des visites de la ville et des alentours ou des locations de 4x4 à des prix exorbitants. Pendant que nous y étions, il y avait plus de guides que de touristes…

Heureusement, il y a " chez AWA ". C'est un campement basique mais calme et accueillant, tenu par une femme très gentille, toujours prête à se décarcasser pour vous.
Elle vit seule avec ses enfants. Elle a monté une association de femmes avec qui elle travaille, et ça marche bien

Aujourd'hui, veille de fin du Ramadan, le marché grouillait de monde, la gare saint Lazare un jour de grève à côté, c'est de la rigolade. Difficile d'acheter ses tomates. Tout le monde prépare la fête.

Ce soir Dijo la fille d'AWA guette l'arrivée de la lune annonciatrice de la fin officielle du Ramadan. D'ailleurs elle n'est pas la seule, puisqu'un comité très sérieux se réunit pour observer et décréter la fin Officielle du ramadan qui sera annoncée à la radio et à la télé.
Le Ramadan est terminé, les festins peuvent commencer.
Le midi les familles et les amis se rendent visite, mangent ensemble.
L'après midi, tout le monde se promène dans les rues avec des habits de fête en rivalisant d'élégance. Les femmes sont tressées avec des perles, des décors dans les cheveux. On peut repérer les fratries grâce au colori identique de leurs habits taillés dans la même pièce de tissu. Les hommes ont des boubous qui brillent, voir en dentelle.

Nous nous sommes joints à eux avec nos plus beaux habits. Mon ensemble cousu dans du basin malien a beaucoup plu !

 


 


Arrivée à Gao

 

Fin du Ramadan : Les fillettes se sont vêtues de leurs habits de fête

 

Notre campement chez Awa

 

Cours particulier dans notre salon

 

Concours d'élégance entre Awa et Sandrine

- Mali : Echag
Une semaine chez les Tamacheks

Une Journée
dans le désert

Etape 1 : Voir le soleil se lever

 

Etape 2 : réveiller les filles

 

Etape 3 : ramener les chameaux qui  sont partis manger pendant la nuit

 

Etape 4 : Ne pas tomber de ces bestioles super haute

 

Etape 5 : Midi, tuer la chèvre, la dépouiller et éventuellement en manger un petit morceaux

 

Etape 6 : Le soir, ramasser du bois et manger les restes de la chèvre

 

Etape 7 : regarder le soleil se coucher, dormir à la belle étoile et revenir à l'étape 1

 

Les tamatcheks sont les touaregs du sud du Sahara, les hommes bleus. Ici se sont les hommes blancs en opposition aux ethnies noires de Gao, les sorayes majoritairement.
Entre eux, ce n'est pas la grande amitié, c'est le moins que l'on puisse dire… Ils se méfient les uns des autres, ne se mélangent pas, chacun son territoire.

Les touaregs se sont rebellés il y a quelques années contre l'état malien.
Ces nomades qui ne se sentent pas maliens, n'acceptent pas de payer des impôts, alors qu'aucune aide du gouvernement ne parvient jusqu'à eux. Ils n'en attendent d'ailleurs pas beaucoup, ils sont si fiers de vivre en autonomie en se nourrissant uniquement de la viande et du lait de leurs chèvres. Ils souhaitent peut-être une certaine reconnaissance, et une aide en matière d'éducation et de santé.

L'école de nos filles correspond avec une école du désert malien à Echag, nous voulions donc y aller.
Pas facile, les sorayes n'aiment pas accompagner les touristes dans le désert, et le coût proposé est exorbitant.
Nous rencontrons Ataher, un cuisinier tamatchek qui travaille pour une agence de trekkings. Avec lui, nous organisons une semaine de ballade dans le désert à partir d'Echag.

Nous voilà en route dans un 4x4 pourri qui pue de gasoil à en gerber. A Echag, 3 cases en paille (les 3 salles de classe) et 1 infirmerie ont été construites par l'association de Mohamed Ahmed. Ce touareg est le prestataire du tour operator "croque nature" en France qui reverse une partie de ses bénéfices à son association.

Mohamed Ahmed ne nous attendait pas mais nous accueille à bras ouverts.
Ici l'hospitalité est de rigueur, c'est une question de survie. Ici, si l'on ne partage pas son eau et sa nourriture avec le voyageur qui en a besoin, il meurt.
Notre hôte réunit des chameaux, des chameliers. Le chargement est l'occasion de discussions vives. Décidément que ce soit un coffre de voiture, une galerie de bus ou une caravane, c'est toujours aussi compliqué, quelle que soit la latitude ! Et nous voilà partis !
Nos premières impressions du haut de ces grandes bêtes sont mitigées. Ca balance pas mal à Echag, jusqu'à notre premier campement dans le désert. Notre cuisinier nous prépare un plat du cru : la tagila.
Il fait cuire du pain dans du sable recouvert de braises chaudes et quand le pain est cuit, il le mélange à un ragoût de chèvre, patates et nouilles. Pas très diététique, me direz vous, mais bon quand même !
Une précision quant à la chèvre, elle était parfaitement fraîche, notre guide la tuée devant nous, les filles ont particulièrement apprécié…
C'est comme dans le cochon, tout se mange et rien ne se perd ! Après lui avoir coupé la tête, le corps de la chèvre est sorti par le trou du cou, sans aucune autre ouverture, pour transformer la peau en outre.

S'endormir chaque soir à la belle étoile (on devrait dire " aux belles étoiles ") est un plaisir que l'on devrait s'accorder plus souvent.
Une semaine au milieu du désert, c'est instructif et cela rend humble.
La vie ne tient pas à grand chose.

C'est dingue comme les conditions de vie sont différentes d'un bout à l'autre de la planète.


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